Chantage, humiliation, harcelement au article : j’ai passe 16 mois au sein d’ l’enfer du placard

Chantage, humiliation, harcelement au article : j’ai passe 16 mois au sein d’ l’enfer du placard

LE PLUS. On en connait tous une. Une personne qui deambule au sein des couloirs du bureau a longueur de journees, une personne enfermee seule dans un travail situe au sous-sol de l’entreprise. On s’en moque aussi, des fois. Pour se tranquilliser. Jacques fut “mis au placard”, comme on dit. Humilie, ignore et laisse pour compte. Plongee dans un enfer bien meconnu.

Edite et parraine avec henrirouillier

Notre mise au placard au boulot entraine souvent des depressions et parfois meme des suicides (JAUBERT/SIPA).

Mon histoire commence depuis 4 ans. J’habite fonctionnaire et je cherche a quitter mon poste depuis deja 2 annees, quand je vois passer une annonce Afin love ru appli de rencontre de un poste de directeur de service en mairie.

Je ne le sais jamais a cet instant, mais c’est le commencement d’un reellement long tunnel.

Un besoin de changer de vie coute-que-coute

A ce moment-la, j’ai besoin de changer d’atmosphere et d’evoluer dans mon metier. J’me dis que c’est une jolie opportunite. J’envoie ma candidature et on me convoque concernant votre entretien.

Nous sommes en decembre 2010 et le piege s’est deja referme.

Juste avant une telle premiere rencontre, au moment de monter au train qui m’emmene la-bas, j’ai votre mauvais pressentiment, une boule au bide. Pas reellement envie d’y aller, mais je sais que c’est la premiere opportunite qui s’offre a moi depuis 2 annees… Donc je me fais violence.

Mon DRH, votre touriste

Sur place et des des premiers echanges, je sens que quelque chose cloche. Le DRH me pose plein de questions sur mon parcours, comme s’il ne savait jamais d’ou je venais… alors que je lui ai transmis mon CV detaille.

Devant lui, son porte-documents est vide. J’me dis qu’il est venu la en touriste.

Malgre bien, j’suis convoque Afin de votre deuxieme entretien, mais les deux personnes qui doivent me recevoir n’arrivent nullement a se coordonner pour la date. J’suis oblige de un rappeler qu’on doit se voir, ainsi, gerer moi-meme avec leurs secretaires… Un certain foutoir. Toujours est-il que je suis embauche.

J’arrive la fleur au fusil, au milieu d’un champ de mine

On m’explique que l’environnement dans lequel je m’apprete a debarquer est un tantinet complique. C’est une creation de poste, dont l’objectif est de remettre de l’ordre dans une prestation qui ne fonctionne pas. Je vais avoir plusieurs equipes a manager, des changements et peut-etre des personnes a (re)mettre en place.

Des les premiers journees, je comprends qu’il y a 1 probleme. Les equipes viennent d’etre remaniees et ca fut tres mal vecu via mon service. Personne ne me l’a devoile. Je debarque optimiste, avec l’ensemble de faire mes pensees… Notre fleur au fusil au milieu d’un champ de mines.

J’ai pris la place de quelqu’un

Je comprends aussi, de maniere plus ou moins insidieuse, que mon arrivee fera de l’ombre a un de mes collegues. On m’a embauche a sa place. Cela fut retrograde, on lui a retire ses responsabilites et c’est a moi qu’il revient de le driver. Autour de lui, ses coequipiers lui sont forcement fideles et je deviens une cible. L’ambiance est electrique. Et cela se traduit tres concretement.

Dans un premier temps libre, on “oublie” volontairement de me transferer des renseignements cruciales Afin de mon travail. Tres promptement, J’me sens aussi epie.

Mon bureau reste votre aquarium installe au centre du service : derriere la vitre, on regarde ce qui se marche dans le ecran. On verifie avec attention les heures auxquelles j’arrive et je vais.

Je comprends ensuite qu’il se trame quelque chose au-dessus de moi. Un truc concernant lequel je n’ai aucune prise.

On m’empeche de faire notre bricolage

Pour mener a bien ma mission, j’dois faire valider mon projet avec une commission de fonctionnaires et d’elus qui se reunit regulierement. C’est une procedure tres stricte : elle compile votre autre organigramme, de nouveaux objectifs et la possibilite a mettre en ?uvre pour qu’on puisse bosser.

Probleme, il n’est pas valide. Le examen reste annule ou repousse pendant des semaines, sans qu’on ne m’a donne jamais d’explication. Visiblement, personne n’a envie que je fasse mon bricolage.

Au bout de 6 mois, la tache me semble impossible a executer. D’un cote, le maire me demande ce que j’attends pour recruter et afin d’effectuer evoluer le service, et de l’autre on m’empeche manifestement d’avancer.

Personne ne me soutient et une partie de mon equipe joue contre moi, soutenue via un elu qui possi?de visiblement votre probleme avec mon existence. En bref, je suis piege, seul et le stress commence a monter.

Une plainte au penal pour harcelement ? Oui, contre moi

En outre arrivent des evaluations annuelles du personnel. J’dois recevoir chacun de mes employes. Tout se marche convenablement jusqu’a l’evaluation du collegue retrograde, le leader en fronde.

A votre moment-la, j’ai deja eu l’occasion de lui dire que son travail ne convenait gui?re, qu’il ne faisait rien et que votre n’etait pas possible de continuer tel ca. Pourtant, aucun declic de sa part. Je l’inscris donc dans mon rapport.

Jusqu’au jour ou je recois un courrier. Un courrier dans lequel il menace de m’attaquer au penal pour harcelement, sauf si j’accepte de revoir son evaluation. Il deroule les elements d’la definition legale du harcelement, pour me faire peur. Meme si je refuse de revenir dans mes declarations, ca roule. J’suis terrorise.

Et si j’avais effectivement ete mauvais ?

Cette lettre agit tel un electrochoc. Et si j’avais effectivement harcele notre employe ? Et si je m’etais effectivement mal comporte avec lui ? Je commence a douter de moi, a remettre en question mes realises et gestes avec lui, et avec le reste du equipe. C’est une accusation terrible.

J’en informe ma hierarchie. Expliquant que je n’ai cesse d’effectuer remonter ces problemes. Du cote, j’avais meme commence a compiler un dossier d’e-mails… m’apercevant que je ne pouvais jamais prouver la realite de mes declarations, puisque tous nos echanges conflictuels avaient eu lieu de vive voix.

Ma hierarchie demeure sourde. Je m’attends a ce qu’une mediation soit organisee, ca n’est jamais la situation. Ca pourrit jusqu’a ce jour de janvier 2012.

“Monsieur X, il faudra que vous partiez”